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La Toussaint

par Sylvie Barnay, maître de conférences à l’Université de Metz

Le 1er novembre, on fête la Toussaint. Depuis quand cette fête est-elle instituée ? Quelle est son histoire au fil des siècles ? Et pourquoi l’a-t-on liée à la fête des morts ? Réponses avec Sylvie Barnay, maître de conférences à l’Université de Metz.


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Depuis 1801, la Toussaint est l’une des quatre fêtes religieuses chômées. Les dictons agricoles prescrivent de semer le blé la veille de la Toussaint pour que tous les saints viennent le bénir ! C’est aussi le jour où « Après la Toussaint, le froid revient et met l’hiver en train »…

La fête solennelle de « tous les saints » est fixée le 1er novembre à la fin du VIIIe siècle et au début du IXe siècle par le pape Boniface IX. Elle permet de se souvenir de tous les saints qui n’ont pas un jour de fête attitré, l’année n’ayant que 365 jours et les saints se comptant par milliers !
Auparavant, dans les martyrologes – calendriers des martyrs – de l’Eglise, il existait des jours pour les saints martyrs dont on ignorait tout : on faisait alors mémoire de leur nom ces jours-là.

Après l’an mil, la fête de la Toussaint est associée à la fête des morts – par la suite fixée au 2 novembre. En effet, c’est une manière de dire que la mort est suivie de la vie, selon l’optique chrétienne de la croyance en la Résurrection. Le jour de la naissance au ciel des saints est en effet celui de leur mort : c’est aussi ce jour de naissance au ciel qu’on fête dans les différents calendriers, liturgique ou postal, par exemple.



Le jour de la Toussaint comme le jour des défunts font l’objet d’importantes recommandations dont les anciens almanachs gardent la trace. Il était, par exemple, le 2 novembre interdit de se livrer à des réjouissances ou de faire du bruit, préférable d’éviter le mariage bien sûr, et même la rédaction de son testament par crainte d’attirer la mort et le mauvais œil. Comme lors des funérailles, le repas devait être maigre et ne comporter ni pâtisserie, ni liqueur, ni café. Dans le Nord, il était d’usage de cuisiner un «pain des morts ». Dans les campagnes, il était également d’usage de prénommer « Toussaint » les petits garçons nés ce jour là !

A la fin de sa chronique, Sylvie Barnay fait une allusion à Halloween, une fête qui, elle, tourne la mort en dérision.
Ecoutez également l'émission avec Damien Le Guay sur Halloween


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