Jean-Marie Rouart de l’Académie française
© Louis Monier
Un livre qui agace les dents, des bonheurs d’écriture, une année de Jean-Marie Rouart sous le premier Président de la République plus jeune que lui, nous dit-il. L’insolence, elle est là où on l’attend plus – dans la mélancolie, le salut nonchalant à la camarde lorsqu’il contemple ses frères Académiciens ; dans le persiflage sur ce Comité représentatif, un de plus, qui veut faire interdire Tintin au Congo ; ou sur l’énumération à la Prévert du bric à brac du musée de l’immigration ; dans certains néologismes bien venus comme « l’abbépierrisation galopante de la société ». Dans des expressions charmantes comme la description de Trotsky : « Quelle idée de se référer à un barbichu binoclard aussi fumeux dans ses idées que néfaste dans ses actes à l’ère de l’Internet et de la mondialisation ? » Ou dans ce sous-titre qui nous enchante : « Un métro bondé n’est pas favorable aux nymphes ».
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Jean-Marie Rouart de l’Académie française
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Jean-Marie Rouart, Devoir d’insolence, éditions Grasset & Fasquelle, mars 2008